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L’expatriation : retour sur deux ans à l’étranger

L’expatriation : un mot qu’on n’aurait peut être pas pensé prononcer aussi tôt dans notre vie ET dans surtout notre relation.

Mais la vie fait bien les choses… Un an et demi seulement après le début de notre relation, on prenait l’Eurostar direction une nouvelle vie à Londres 😍

Pourquoi être partis ? Pourquoi Londres ? Comment on s’est organisé ? On vous dit tout !

Expatriation à Londres

Pourquoi Londres ?

En 2019, je, Inès, préparais mon entrée en Master. Pour tenter, j’ai postulé au Sotheby’s Institute of Art à Londres, pour suivre leur cursus en « Art Business ». Et il s’avère que j’ai été prise (bravo à moi !).

Quand j’ai annoncé la nouvelle à Matt, il n’a pas hésité : « trop bien, ça veut dire qu’on va vivre à Londres ?! ».

Dans sa tête, c’était évident que si je bougeais, il bougeait. Nous sortions de six mois à distance entre Florence et Paris, et l’expatriation ensemble s’est présentée comme une évidence. A l’époque, et toujours depuis, Matt bossait dans une entreprise qui lui laissait une entière liberté sur le télétravail, c’était l’occasion rêvée.

Fin août 2019, on sautait dans l’Eurostar direction London !

Et notez quand même, pour l’histoire, qu’on n’avait JAMAIS habité ensemble, et qu’on s’embarquait pour une sacrée aventure à l’étranger !

Nos 6 premiers mois à Londres

Le premier gros challenge de l’expatriation, c’est trouver un appartement. Et trouver un appartement dans une ville aussi chère que Londres a été un véritable challenge.

Avant de partir, on s’est penché sur une carte de Londres par prix du loyer au mois. C’est assez indigeste, donc je ne vous le mets pas ici mais on s’était arrêté sur le quartier de Kentish Town. Kentish Town est un quartier situé juste au-dessus du très célèbre quartier de Camden.

Plan de Londres

Mais après avoir discuté avec des personnes qu’on connaissait sur place, on a décidé de changer d’avis ! Finalement, on a jeté notre dévolu sur un quartier qu’on connaissait déjà. En effet, entre 2007 et 2010, j’ai déjà habité à Londres avec mes parents. Et à l’époque, on habitait dans le quartier de Fulham. C’est donc comme ça qu’on a choisi d’y déménager !

Si ça vous intéresse d’avoir plus de détails à ce sujet, n’hésitez pas à nous le dire en commentaire 😉

Une fois installés, nos six premiers mois à Londres ont été idylliques. On a rapidement pris nos marques, on s’était trouvé notre pub QG (qu’on recommande d’ailleurs : The Mitre SW6), et on rapidement pris le rythme de vie à l’anglaise.

On s’est d’ailleurs bien retrouvé dans la mentalité anglaise : une mentalité plus chill, et avec moins de jugement… un exemple très concret : depuis qu’on a habité à Londres j’ai plus du tout peur de sortir en pyjama Alice aux pays des Merveilles. Mais le regard des gens à Londres (inexistant) n’est pas du tout le même qu’à Paris, et ça en dit LONG.

En fait, les anglais s’en foutent. Ils vivent leur vie et ne jugent pas celles des autres, sans pour autant être moins engagés dans les causes qui leur sont chères. Il aiment bosser, sortir, et profiter de la vie. Et c’est pour ça qu’on s’y est bien retrouvé.

Covid, Brexit : le chamboulement

Vous le comprendrez assez rapidement : nos deux années d’expatriation ont été raccourcies à chaque fois. Et notre année à Londres n’y a pas échappé.

Le Brexit nous faisait déjà peur : les conditions pour que les français puissent rester n’étaient pas compatibles avec le fait que Matt bossait « pour la France », et le fait qu’on n’était pas marié. Et l’arrivée du Covid nous a fait prendre la décision de partir.

Notre appartement faisait 33m2 et même si notre confinement s’est très bien passé, on a vu la suite arriver et on a décidé de partir ailleurs. Mais on y vient !

Londres est magique en toute saison. Oui, oui, même en hiver avec le soleil qui se couche à partir de 15h ! Le « vivre au fil des saisons » est un leitmotiv là-bas : à Noël on s’en prend plein les yeux, au printemps les parcs sont rapidement pris d’assaut, en été les pubs sur les berges de la Tamise sont pleins, en automne la ville est magnifique, même quand il pleut.

On a adoré vivre là-bas, vous l’avez compris, et on n’exclue pas l’idée de retourner y vivre dans quelques années…

De Londres à Bruxelles

Pour la petite histoire, on a passé nos premiers jours en Belgique en isolement car Matt avait le covid (et il n’a pas retrouvé son odorat depuis, ça fait un an et demi !). Mais on était au paradis.

Notre appart était un duplex de 80m2 avec une terrasse de 20m2, exposée plein Sud, sans vis à vis. Autant vous dire qu’on était très très très bien. Au bout de notre rue se trouvait le Bois de la Cambre. On ne le savait pas encore, mais ça allait être déterminant et idéal pour l’adoption de Nunu !

Malheureusement, si on a pu profiter de Londres avant de même connaître le mot maudit coronavirus, ce ne fut pas le cas pour la Belgique. Très rapidement, des restrictions sont arrivées, et on a senti que l’ambiance n’était pas la vraie ambiance de Bruxelles. Et ce, tout au long de l’année qu’on a passé là-bas.

Mais on est convaincu qu’on aurait adoré y passer plusieurs années. Bruxelles est une ville à taille humaine, et notre cadre de vie nous convenait parfaitement. Même si on n’a pas pu rester, on vous conseille cette ville pour une première expatriation.

Londres vs Bruxelles

Dans la mentalité, ces deux villes sont assez similaires. Mais il y a quelques grosses différences. Déjà, la langue : si vous n’êtes pas à l’aise avec l’apprentissage des langues, ou si vous êtes timide en parlant une autre langue, Bruxelles est peut être plus adaptée.

Ensuite, le prix. Bruxelles est radicalement moins cher que Londres. Pour vous donner une idée, pour 33m2 à Londres on payait environ 1700€ par mois, tandis qu’à Bruxelles on payait 1200€ par mois. Donc il y a évidemment un critère financier qui est indéniable.

Mais on adoré vivre dans ces deux villes, et même si on regrette de ne pas être resté plus longtemps dans chacune des villes, c’est une expérience que l’on recommande plus que tout.

Est-ce qu’on conseille l’expatriation ?

Pour rien au monde on ne changerait notre parcours.

Non seulement, à l’échelle de notre couple, cela a été une expérience incroyable, mais individuellement on a également beaucoup appris et avancé.

Pour un couple, l’expatriation est l’occasion rêvée de se retrouver, de se tester, de se découvrir. On n’arrive pas forcément en connaissant du monde, et on passe donc beaucoup de temps à deux. Avec Matt, cela a forgé la manière dont notre couple fonctionne aujourd’hui et notre côté assez fusionnel : on fait tout ensemble. Et cela, parce qu’on a passé plusieurs mois juste à deux.

Individuellement, cela nous pousse à dépasser nos limites. Pour Matt, ça a d’abord été la barrière de la langue, et pour nous deux ça a été une barrière sociale : tu es obligé de te tourner vers les gens pour faire des rencontres. Tu ne peux pas attendre que les gens viennent vers toi alors qu’ils ont déjà leurs habitudes.

Mais de manière générale, on vous donne un seul conseil :

Si vous avez l’occasion de partir vivre à l’étranger, foncez !

Inès et Matt

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